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Kinésithérapie

La kinésithérapie aide le patient à mieux assumer ses déficiences physiques et psychiques, elle lui redonne la plus grande autonomie possible.
Le kinésithérapeute élabore le traitement suite au diagnostic prescrit du médecin. Il en assume la conception et la mise au point, ainsi que la réalisation des examens et bilans de motricité du patient. Il prestera des interventions systématiques destinées à remédier à des troubles fonctionnels de nature musculo-squelettique, neurophysiologique, respiratoire, cardio-vasculaire et psychomotrice. Dans l’exécution du traitement, il est amené à appliquer de multiples techniques allant des diverses formes de massage aux différentes thérapies axées sur le mouvement : mobilisations actives et passives, méthodes spéciales de rééducation vertébrale, fonctionnelle ou psychomotrice, relaxation.

Thérapeutique, préventive ou curative, la kinésithérapie s’appuie notamment sur la motricité et les moyens physiques non invasifs : l’eau (hydrothérapie), la chaleur, les radiations et ondes produites par l’électricité (physiothérapie). Elle peut également faire appel à des appareillages simples ou complexes (mécanothérapie). Le kinésithérapeute assistera la future maman dans la préparation de l’accouchement et la gestion de ses premiers pas dans la maternité.

Le kinésithérapeute, à l’issue de ses études, est capable au minimum :
- d’effectuer des examens et bilans de motricité visant à contribuer à l’établissement d’un diagnostic par un médecin ou à instaurer un traitement kinésithérapeutique ;
- de concevoir, mettre au point et appliquer une série d’interventions destinées à remédier à des troubles fonctionnels (musculo-squelettique, neurophysiologique, respiratoire…) par l’application d’une des formes suivantes de thérapies : mobilisation (faire exécuter des mouvements au patient), massothérapie ou thérapies physiques (application de courants électriques, rayonnements électromagnétiques, ultrasons, chaud, froid ou balnéation) ;
- de procéder à la gymnastique prénatale et postnatale.

Le diplôme s’inscrit dans le cadre légal déterminant l’accès à la profession ( Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 30 juin 1998 portant création de l’Enseignement de type long en Kinésithérapie et loi du 13 novembre 1997 modifiant l’arrêté royal du 10 novembre 1967 relatif à l’art de guérir, de l’art infirmier, des professions paramédicales et aux commissions médicales).

Qualités requises
L’entrée dans la profession suppose une bonne condition physique et des aptitudes pour la maîtrise des problèmes moteurs et psychomoteurs ; des capacités intellectuelles permettant d’intégrer les notions théoriques et de résoudre rapidement les problèmes concrets ; le goût pour la psychologie, en général, et celle de l’enfant, de la personne handicapée et du malade en particulier (savoir écouter, être discret, inspirer la confiance sont des qualités indispensables) ; une personnalité stable capable de s’intégrer dans une équipe pluridisciplinaire.

Les perspectives professionnelles

Cette thérapeutique par le mouvement a pris une place prépondérante dans presque toutes les spécialités médicales, que ce soit dans le domaine de la cardiologie, des voies respiratoires, de l’obstétrique avec la préparation à l’accouchement, de la pédiatrie, de la gériatrie, de la psychiatrie, de la neurologie, de la traumatologie et de la physiothérapie.

Il convient également de souligner l’importance qu’occupent la réhabilitation professionnelle et la réadaptation des handicapés en étroite collaboration avec l’ergothérapeute. Mentionnons également le rôle essentiel que doit jouer le kinésithérapeute dans le domaine sportif. Outre son intérêt social et humain, cette carrière présente l’avantage sensible de pouvoir être exercée aussi bien en clinique ou hôpital qu’à titre privé, en profession libérale indépendante, les deux formules pouvant d’ailleurs se combiner. Le kinésithérapeute peut encore être chargé de la rééducation dans les services de kinésithérapie attachés aux établissements d’enseignement primaire et secondaire de l’enseignement spécial. Notons finalement la possibilité de travailler dans des centres d’hydrothérapie.

Des formations spécifiques permettent également de pratiquer des activités plus psycho-pédagogiques comme la psychomotricité ou la relaxation.

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