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Le baccalauréat en Sciences dentaires

La formation de dentiste se divise en deux cycles : un baccalauréat de transition et un master. La réussite du premier cycle est sanctionnée par le grade académique de bachelier en Sciences dentaires. La réussite du deuxième cycle est sanctionnée par la grade académique de master en Sciences dentaires.

- Programme et objectifs de la formation

L’objectif général de cette formation est de permettre aux étudiants de devenir opérationnels en pratiquant l’art dentaire dans une structure hospitalière ou en cabinet privé, ou en se spécialisant dans les soins pour enfants ou dans des domaines particuliers comme l’orthodontie ou la parodontologie.

Le programme de la première année est essentiellement consacré aux sciences fondamentales (physique, chimie, mathématiques, biologie). Il est complété par une introduction à l’anatomie et une approche de la pratique médicale.
Les deuxième et troisième années s’articulent autour de différents axes : sciences morphologiques spécifiques (anatomie, embryologie, histologie), biochimie, physiologie, microbiologie et immunologie, imagerie médicale, approche de la pratique dentaire (fabrication des prothèses, hygiène bucco-dentaire, etc.), formation en psychologie et en épidémiologie.

- Limitation de l’accès à la pratique de la dentisterie

Pour différentes raisons de politique de la santé, le nombre de dentistes admis à pratiquer la dentisterie dans le cadre de l’INAMI (c’est-à-dire de la Sécurité sociale belge) a été limité.
Pour répondre aux quotas déterminés par le gouvernement fédéral, les universités belges sont contraintes de mettre en œuvre une procédure de sélection des étudiants.
Un décret voté par le parlement de la Communauté française de Belgique en juin 2005 instaure cette sélection des étudiants, dans chaque université, à l’issue de la première année du baccalauréat en Sciences dentaires. Seuls les étudiants sélectionnés au terme de la première année de bachelier recevront une attestation leur permettant de poursuivre en deuxième année du premier cycle des études de sciences dentaires.

Pour les étudiants qui n’ont pas obtenu l’attestation au terme de la première année, deux solutions sont possibles :
- soit recommencer la première année d’études en sciences dentaires mais ils ne peuvent le faire qu’une seule fois et ne peuvent bénéficier ni de reports de notes ni de dispenses ;
- soit se réorienter vers d’autres études. Dans ce cas, deux situations peuvent se présenter :
1- Ils n’ont pas acquis les 60 ECTS de la première année de sciences dentaires : ils peuvent se réorienter en première année d’un autre cursus (hors médecine et dentisterie) et bénéficier éventuellement de reports de notes ou de dispenses ;
2- Ils ont acquis les 60 ECTS et peuvent :
- soit se réorienter en première année d’un autre cursus (hors médecine et dentisterie) et bénéficier éventuellement de reports de notes ou de dispenses,
- soit entrer directement en deuxième année d’études d’un premier cycle. La liste des premier cycles accessibles est fixée par le gouvernement de la Communauté française. Dans celle-ci se trouve entre autre les formations en sciences biomédicales, sciences pharmaceutiques, kinésithérapie. Dans ce cas, des compléments de formation représentant au maximum 12 ECTS pourront être imposés aux étudiants.

- Passerelles internes

Le baccalauréat en Sciences dentaires permet l’accès à d’autres formations que le master en Sciences dentaires, dont : master en Sciences de la santé publique, master en Sciences pharmaceutiques, master en Ethique, master en Sciences des religions et de la laïcité, master en Arts du spectacle, master en Sciences et technologies de l’information et de la communication, master en Etudes européennes, master en Sciences du travail, master en Sciences de la population et du développement, master en Criminologie, master en Gestion culturelle, master en Sciences et gestion du tourisme, master en Sciences et gestion de l’environnement.

Attention, l’accès à certaines de ces formations n’est pas direct. Il répond à certaines conditions (par exemple, présenter un dossier ou suivre des cours supplémentaires ou montrer des connaissances suffisantes dans certains domaines). Ces conditions d’admission sont définies par chaque université.

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